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Samedi 11 Juillet 2020

Article paru La Voix Du Nord

Mock-up 6

Des animations « près de chez vous » avec le centre socioculturel d’Achicourt

Le comité des usagers du centre socioculturel d’Achicourt a imaginé des actions dans les quartiers cet été pour apporter de l’animation aux habitants, invités à s’impliquer. Reportage.

ACHICOURT. Mardi, le directeur du centre socioculturel, Lahcen Ait el Hadj, et son équipe, et Germaine Vasseur, la présidente, ont accueilli les habitants de la rue des Érables autour d’une collation. L’action « près de chez vous » est une initiative du comité des usagers du centre social.

"Heureusement qu’il existe des centres sociaux pour tenter d’organiser des choses qui sortent un peu du cadre."

"Ce comité a eu l'idée du nom et a proposé d'aller à la rencontre des habitants d'un quartier pour leur parler des différentes actions du centre socioculturel", explique Lahcen Ait el Hadj. Pendant un peu plus de deux heures, les habitants ont pu profiter d'une pièce de théâtre de rue, d'une animation sono d'un habitant, d'une tonnelle où l'on pouvait discuter tout en buvant un petit café. Les habitants pouvaient ainsi rencontrer des partenaires comme la Mission locale, la médiatrice de la communauté urbaine d'Arras, du personnel de la médiathèque ou du centre socioculturel.

THÉÂTRE DE RUE

Le centre avait à nouveau fait appel à la compagnie de théâtre arrageoise Au-delà du seuil pour animer l'après-midi. Déborah Arvers, Perrine Grzelka et Anthony Rzeznicki ont produit des scènes sur le thème "Qu'avez-vous aimé ou détesté pendant le confinement ?". Ils ont mis à contribution la population, en donnant pour mission au centre social de réaliser une enquête au préalable. Un bon moment de détente. La compagnie et le centre socioculturel partagent ensemble une même réalité, celle du besoin d'offrir des moments de partage, de réunion, de communion. "Heureusement qu'il existe des centres sociaux pour tenter des choses qui sortent un peu du cadre, explique Déborah Arvers. Susciter le sourire des gens, une écoute, donner envie de donner ou recevoir, ou "d'aller vers" au lieu d'attendre." "On se retrouve dans ses valeurs-là, disent ses deux collègues. Une relation simple entre les gens."

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Mardi 15 Janvier 2019

Article paru sur le site de RBM (Radio Bassin Minier)

Mock-up 6

La compagnie Au-delà du seuil voyage au delà de la scène et des différences dans le Bassin Minier

Lancée à la fin de l’année 2012, la compagnie de théâtre Au-delà du Seuil a élu domicile sur Arras, fondée par Deborah Arvers. Depuis plusieurs mois, elle rencontre un succès important dans de nombreuses communes du Bassin Minier grâce à des productions originales, séduisants le public.

La fondatrice Déborah Arvers se rappelle des débuts de sa petite troupe en 2012 avec une adaptation du livre de Mariette Navarro, Alors Carcasse. Les premières années d’une compagnie sont toujours difficiles et Au-delà du Seuil ne fait pas exception à la règle avec plusieurs mois compliqués où il faut aller chercher son public et taper dans l’œil des programmateurs et des spectateurs comme le confie Anthony Coudeville. Aurélie Ramat peut également en parler, se considérant comme un bébé de la compagnie qui arrive à un tournant en 2015 avec une rencontre avec Charly Mullot qui offre de nouveaux contacts et de nouvelles scènes à la bande arrageoise, récemment présente à Drocourt dans le cadre du Festival Citoyen et à Billy-Montigny dans un projet sur les différences hommes-femmes.

Le spectacle Ma vie est un sketch... de Déborah Arvers contribue aussi beaucoup aux premiers applaudissements. Dans ce dernier, elle se moque des différences observées dans notre société à travers son parcours, étant handicapée moteur. Toutefois, même si ce spectacle est autobiographique, l’actrice ne se limite pas à son cas et met en lumière d’autres exemples observés dans notre quotidien. Avec ses comédiens, elle met également en place une autre forme de représentation, le théâtre-forum. Ce type de spectacle permet aux spectateurs de monter sur scène et de prendre la place des acteurs dans des scénettes pointant du doigt les stéréotypes et les idées reçues.

Les trois comparses sont convaincus que l’humour et le dialogue peuvent permettre d’aborder tous les sujets. Au-delà du Seuil a également eu l’occasion de jouer avec cette voix qui n’est pas utilisée dans une pièce, Les Rois du Silence !, montée grâce à de nombreux témoignages récoltés dans le Pas-de-Calais pendant un an. En tout cas, ce qui est sûr, c’est qu’on risque de les entendre encore longtemps sur les planches régionales.

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Lundi 15 Octobre 2018

Article paru sur le site de Méricourt

Mock-up 6

Paroles d’habitants pour Les Rois du Silence

Vendredi soir à l’Espace culturel La Gare, c’était la première du spectacle « Les rois du silence ! ». Une création de la Cie Au-delà du seuil accueillie en résidence par la ville de Méricourt.

La jeune Cie (6 ans) en est à sa troisième création et reste fidèle à ses convictions en donnant la voix à ceux qui n’osent pas s’exprimer. « En 2016, nous avons récolté des témoignages d’habitants de Méricourt et du Bassin minier » explique Déborah Arvers, comédienne, à l’origine de la création de la Cie. « Pour lancer la parole auprès des habitants, on leur demandait ce que le silence évoquait pour eux. Ensuite on s’adaptait à chaque personne en étant surtout à son écoute ».

Les paroles de ce spectacle viennent de rencontres collectives et individuelles. « On n’a pas sélectionné une catégorie sociale ou une tranche d’âge, mais on a essayé de rencontrer une palette, la plus riche possible, de personnes. Ce sont vraiment des témoignages très ouverts de personnes très différentes » reprend Charly Mullot, le metteur en scène qui a produit un long travail d’adaptation des témoignages récoltés. « On ne pouvait pas tout garder (6 mois de rencontres et plus d’une centaine de pages) car le spectacle aurait été trop long. Pas de travail de réécriture car je n’ai jamais changé un propos ».

A partir de ces paroles, trois personnages (Stéphanie interprétée par Déborah Arvers, Vincent par Sébastien Verheyde et Adelaïde par Mélissandre Fortumeau) ont été créés. « Trois identités qui ne sont pas représentatives d’une personne. C’est un patchwork des paroles recueillies, de ce que les gens osent dire et de ce qu’ils n’osent pas dire ».

Après une première résidence de 10 jours en novembre 2017 à l’Espace culturel La Gare, également coproducteur du spectacle, la troupe vient d’y résider de nouveau pour les ultimes répétitions. « Le travail s’est poursuivi où des scènes ont été étoffées, réécrites, voire ajoutées ».

L’histoire met en scène Stéphanie, journaliste qui se retrouve, un peu malgré elle, à faire une enquête de satisfaction dans un quartier. Une mission qu’elle ne trouve pas palpitante, mais très vite, elle se rend compte que cela lui permet de rencontrer des gens. Des voisins qui ont des choses à dire en dehors des banalités sur le quartier. Souvent drôles, parfois émouvants, ils portent un vrai regard sur le monde…

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Septembre-Octobre 2018

Article paru dans l'Artoiscope

Mock-up 6

Les Rois du Silence !
par la Compagnie Au-Delà du Seuil

Ou comment donner la parole à ceux que l'on entend pas suffisamment...
Être des passeurs de mots et de maux.

Dans cette dernière création, la Compagnie Au-Delà du Seuil reste fidèle à ses convictions en donnant une voix à ceux qui n'osent pas s'exprimer. Parce que les gens que l'on ne prend pas le temps d'écouter sont souvent ceux qui ont le plus à dire sur notre monde, sur la façon dont nous pourrions l'améliorer, ensemble...

Les paroles de ce spectacle viennent de rencontres collectives ou individuelles, menées entre novembre 2016 et avril 2017, et donnent à voir l'histoire de Stéphanie, Adélaïde et Vincent. Ils habitent la tour Harmonie du quartier St-Lucien.

Dans leurs appartements, ils sont seuls. Peu à peu, ils s'essaient à leur manière à la communication et à l'échange. Souvent drôles, parfois émouvants mais surtout sincères.

Tous trois nous parlent de la vie, de leurs victoires, de leurs défaites, de leurs difficultés à se sentir appartenir à une société qui semble parfois bien hostile.

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Mercredi 27 Mai 2015

Article paru dans La Voix du Nord

Mock-up 6

Déborah, comédienne handicapée,
raconte sa vie dans un spectacle comique

Déborah Arvers, comédienne de 28 ans, est handicapée de naissance, mais cela ne l’empêche pas de monter sur les planches et de vivre de sa passion. Elle vient de créer un spectacle, « Ma vie est un sketch », où elle se raconte de manière humoristique. Rencontre.

ARRAS. Toute jeune, dans sa Touraine natale, la petite Déborah a rêvé de faire rire les gens. « C’est en regardant des spectacles à la télé que je me suis dit que je voulais être comédienne », confie-t-elle. Et ce ne sont pas ces maudites béquilles qui vont l’en empêcher. Car Déborah est née prématurée et est devenue handicapée moteur. Elle souffre d’une IMC (infirmité motrice cérébrale). « J’ai cet handicap, mais j’ai surtout beaucoup de second degré », explique-t-elle avec humour.

Après un bac littéraire, elle décide de se spécialiser dans le théâtre. Elle quitte la Touraine pour le nord de la France. « Je me suis inscrite en 2005 à l’université d’Artois en formation arts du spectacle. Parallèlement, j’ai intégré le conservatoire d’Arras. » Déborah se perfectionne ensuite en banlieue parisienne avant de revenir dans l’Arrageois, sa nouvelle terre. « Je me suis attachée à la région. Ce n’est pas un cliché, les gens sont vraiment sympas ici. Et puis, pour les transports, c’est plus simple qu’en région parisienne. La Citadine est devenue ma meilleure amie. »

Il y a trois ans, elle crée sa propre compagnie Au-delà du seuil. Son but : se produire dans des lieux insolites (comme des centres sociaux) où la culture n’a pas tout le temps droit de cité. Le premier spectacle présenté par la compagnie traite de la différence. « On a adapté un texte de Mariette Navarro Carcasse(s). Ça parle du handicap, mais au sens large. C’est un spectacle poétique avec un travail sur le corps. Au début, je ne voulais pas jouer dans cette pièce car les gens, en me voyant, auraient mal interprété son sens. Mais au final, en fin d’année dernière, je me suis lancée. »

EN AOÛT À L’OFFICE CULTUREL

Pour le prochain spectacle de la compagnie, Déborah sera forcément sur scène car il est inspiré de sa vie. Une sorte de one-womanshow baptisé Ma vie est un sketch. « Ce sera une autobiographie comique avec toutes mes galères du quotidien en tant qu’handicapée. Il y aura plein d’anecdotes sur mon parcours. C’est très décalé. Je parle de mon handicap, mais aussi de toutes mes autres tares. »

Le spectacle (financé par le conseil départemental et la Mission locale Lens-Liévin, et mis en scène par Charly Mullot) a déjà été présenté il y a quelques jours devant des étudiants lensois. Le 28 août, il sera joué à l’Office culturel d’Arras. « Ce spectacle me tient particulièrement à coeur, je veux montrer qu’il faut savoir prendre de la distance sur les différences de chacun. »

Déborah est également intervenante auprès de la compagnie Teknè qui intervient dans des écoles du Sud-Artois. « Au début, j’avais peur du regard des enfants. Mais au final, ils me voient avant tout comme une comédienne plutôt qu’une personne handicapée. » Sans doute le plus beau des compliments.

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Lundi 3 Mars 2014

Article paru dans La Voix du Nord

Mock-up 5

Salle Bondeaux, la différence racontée avec poésie lors de la représentation de la comédie Carcasse(s)

Jeudi dernier, salle Michel-Bondeaux, la Cie Au-delà du seuil a présenté « Carcasse(s) », sur le thème de la différence.

D'après le livre Alors Carcasse de Mariette Navarro, le metteur en scène Déborah Arvers a crée cette pièce à plusieurs corps et plusieurs voix sur fond d'une histoire de différence : « C'est évoquer notre société et les normes qu'elle impose, la difficulté d'aller vers l'autre, différent de soi », expliqua-t-elle. Une comédie douce-amère interprétée par les quatre comédiens Christine Bétourné, Sabine Collier, Germain Porcq et Jérémie Reecht, qui parle du droit à la différence avec poésie et ironie, qui montre avec sensibilité autant qu'avec humour le malaise exprimé face à la différence.

Sous une création musicale de Bénédicte Chatelain et la création lumière de Julien Nonnon, ils ont montré leur talent devant un public très attentionné. Une création très bien ficelée avec des acteurs qui étaient vraiment à la hauteur.

C'est l'histoire d'un chemin. Carcasse est sur le seuil et tente de fixer ses sensations intérieures pour se fabriquer un corps, une identité, cherchant et fuyant tout à la fois le contact qui l'entoure. Et puis, il y a les autres : les plusieurs, ceux qui cherchent à définir, à tout caractériser, et qui ont peur du danger que Carcasse pourrait représenter. Qui est-il ? Autour de lui plusieurs gravitent, c'est la société contemporaine qui roule à toute vitesse. Les personnages de Carcasse(s) ont tenté, sous les yeux des« plusieurs » et des « carcasses » du public, d'apprivoiser leurs faiblesses et leurs fragilités.

Une comédie de 50 minutes pendant laquelle la différence a été racontée avec poésie. « La différence, c'est un concept à la con, on est tous singuliers. » cita Alexandre Jollien, écrivain et philosophe. Cette représentation a montré avec sensibilité mais aussi avec humour le malaise exprimé face à la différence, visible ou moins visible.

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Jeudi 20 Février 2014

Article paru dans L'Avenir de l'Artois

Mock-up 5

La compagnie Au-delà du seuil peaufine son premier spectacle

La compagnie de théâtre au-delà du seuil, dans laquelle officie la Liévinoise Sabine Collier, présentera son premier spectacle, Carcasse(s) le jeudi 27 février, à 15h, à la salle Bondeaux. La petite troupe peaufinera les derniers réglages de la pièce six jours durant au centre social des Hauts de Liévin, où une répétition publique est aussi prévue le 26 à 18h.

Carcasse(s) est une relecture de l'oeuvre poétique de Mariette Navarro. À ce jour, aucune troupe n'a encore osé transformer ce texte puissant en pièce de théâtre. Déborah Arvers, metteur en scène, a décidé de relever le défi, elle qui a été particulièrement touchée par cette oeuvre. Handicapée physique, la comédienne n'est pas restée insensible à ce texte autour de la différence. « Mais parce que je n'ai pas voulu que le public s'imagine que la différence c'est forcément le handicap, j'ai décidé de ne pas monter sur scène. »

Elle confiera donc son travail de redécoupage du texte à Christine Bétourné, dans le rôle de la narratrice, Germain Porcq, dans celui de Carcasse, et de Sabine Collier et Jérémie Reecht, qui interpréteront « les plusieurs ».

Cette pièce qui pose un regard ironique et poétique sur les normes que notre société véhicule, a été partiellement dévoilée en avant-première à un public tout à fait particulier mardi 18 février.

Dans l'après-midi, les comédiens ont proposé une lecture à l'Ancre bleue, un bar sans alcool du centre-ville qui avait invité pour l'occasion d'anciens alcooliques, suivis par l'association Artois Chrysalide. Dans la soirée, c'est au Lag, le Lieu autogéré, que la compagnie a présenté le texte devant cette fois un public d'anticapitalistes : « En quelques heures, on a fait le grand écart et à chaque fois, les échanges qui ont suivi la lecture ont été très riches. » s'enthousiasme Sabine Collier, chacun parvenant à s'identifier à ce Carcasse, décidément bien mystérieux. « Tout le monde, à un moment de sa vie, peut avoir l'impression de ne pas être à sa place, ou de se sentir différent. C'est ce qui fait toute la richesse de ce texte singulier. » note Déborah Arvers.

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Mercredi 13 Novembre 2013

Article paru dans La Voix du Nord

Mock-up 4

Carcasse(s), ou le droit à la différence raconté avec poésie

C'est à la Maison des habitants que la toute jeune compagnie Au-delà du seuil a joué pour la première fois devant le public sa pièce de théâtre intitulée Carcasse(s), une création d'après le livre Alors Carcasse, de Mariette Navarro.

Une comédie douce-amère interprétée par quatre jeunes comédiens, qui parle du droit à la différence avec poésie et ironie, qui montre avec sensibilité autant qu'avec humour le malaise exprimé face à la différence, visible ou moins visible, qui évoque notre société et les normes qu'elle impose.

Interprétée par Christine Bétourné, Sabine Collier, Germain Porcq et Jérémie Reecht, sur une création musicale originale de Bénédicte Chatelain et dans une mise en scène sensible, précise et sans concession, à l'image de Déborah Arvers.

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